Web 2.0: the French touch

As I often do, please find below an article from 01 Informatique on the Web 2.0 phenomenom, the French way. It relates the IE-Club conference I mentionned in one of my previous posts and discusses the French Internet scene in the context of Web 2.0 and the comeback of early-stage venture capital.

Web 2.0 : la French Touch
Par Xavier Biseul avec Hubert d’Erceville et Olivier Roberget
October, 6th 2006
01 Informatique – (c) 2006 Groupe Tests, 01net

Des hommes, des idées, de l’argent, du haut-débit et des technologies matures. Depuis quelques mois, le Web hexagonal connaît un renouveau grâce à des start-up comme Netvibes ou Dailymotion.

Oublié le funky management et les business plan griffonnés sur un coin de table. Les entrepreneurs labellisés web 2.0 ont tiré les enseignements des dérives de la première vague. Fin septembre, jeunes pousses high-tech et investisseurs se retrouvaient à l’IE Club pour accueillir le gratin du Web hexagonal. Soit quelque 300 participants venus acclamer ses stars d’hier (Kelkoo), d’aujourd’hui (Meetic) et de demain (Netvibes).
Les raisons de cette euphorie ? Une conjonction extrêmement favorable. Le haut-débit et les nouvelles technologies – Ajax,RSS/Atom,widget,podcast – tiennent enfin les promesses de la première vague internet.
Le Web classique laisse la place à un Web «APIsé» dont le contenu est structuré autour de XML. Et pour porter les nouveaux services, on trouve derrière des hommes rompus à la création d’entreprise, un financement «intelligent» et, surtout, des utilisateurs mûrs et réceptifs à l’innovation.

La revanche des « serial entrepreneurs »
Récidivistes pour la plupart, les créateurs cuvée 2006 ont connu l’échec ou la réussite au prix de lourds sacrifices. Le parcours de Pierre Chappaz est, à cet égard, exemplaire. Le fondateur de Kelkoo a créé Wikio, «moteur de recherche d’actualités dirigé par les internautes». Investisseur dans Netvibes, page d’accueil personnalisable, il en est aussi le codirigeant.
«Les entrepreneurs ont aujourd’hui une gestion plus saine et rationnelle des ressources allouées, observe Ouriel Ohayon, directeur général du fonds israélien LGiLab. Pas question de brûler 95 % du cash en marketing.» Une prudence qui n’exclut pas l’ambition.
Pour réussir dans le Web 2.0, il faut penser mondial. Traduit en 50 langues, Netvibes revendique près de cinq millions d’adeptes. Il fait appel à des développeurs Ajax du monde entier et vient de recruter son directeur technique, Jean-François Groff, qui a partcipé à la mise au point du Web dès 1991.
Comment monétiser une audience de masse ? Essentiellement gratuits, les services Web 2.0 se sont lancés dans une course à l’audience propulsant la publicité en ligne comme source de revenu légitime. Mais d’autres modèles sont étudiés : services «premium», location de plates-formes en marque blanche, affiliation ou intégration de contenus tiers. Rien de nouveau, mais la plupart des services ont moins d’un an et se cherchent encore.
Faute de business plan viable, certaines stars – même si elles prétendent le contraire – pourront toujours envisager une autre porte de sortie via un rachat. Vers, par exemple, les médias traditionnels qui n’auront pas su prendre le tournant du Web 2.0. A l’image de News Corp qui n’a pas hésité à débourser 580 millions de dollars pour s’emparer de MySpace. Tandis que YouTube serait déjà valorisé 1,5 milliard de dollars !

Des technologies qui serviront à l’entreprise
Autre piste à explorer : le passage de services connotés grand public au monde de l’entreprise même si celui-ci tarde à se l’approprier pour des questions entre autres de sécurité. «En 2006 et 2007, beaucoup de projets pourraient rapidement éclore, notamment dans le domaine de la gestion de la relation client ou de la maîtrise des actions marketing», estime Jean-Christophe Gougeon, responsable du pôle «Technologies logicielles» à la direction de la Technologie d’Oséo.
Un pas que pourrait aisément franchir Netvibes. Via des flux RSS sécurisés, il est en effet possible de syndiquer les ressources de l’entreprise. La frontière entre la maison et l’espace de travail étant de plus en plus floue, le portail servirait de lien. Dans ce cadre, le problème apparaît cependant plus politique que technique.

Des investissements privés en hausse de 195 %
Côté gros sous, la machine à financer s’est remise en marche. Selon l’indicateur Chausson Finance, les capitaux-risqueurs français ont investi 68 millions d’euros dans le Web au second semestre 2005. Soit une progression de 195 % ! Internet fait ainsi jeu égal avec le secteur des logiciels.
Dans ce domaine justement, Microsoft France apporte, à travers le programme «Idées», des dons en nature mais aussi un partenariat avec une vingtaine de sociétés de capital-risque. Les 40 start up soutenues par l’éditeur ont déjà reçues 40 millions d’euros. Des levées de fonds encore raisonnables, mais on peut s’attendre à un effet d’entraînement. Après Netvibes qui a levé 12 millions d’euros cet été, DailyMotion, le YouTube français, vient de boucler un premier tour de table de 7 millions d’euros.
Le financement public n’est pas en reste. Pour inciter les entrepreneurs à se lancer dans des projets Web 2.0, Oséo a ouvert le champ et la définition qu’il avait de l’innovation. Les expertises se feront non plus seulement par rapport à l’état de l’art de l’innovation, mais aussi sur la capacité du projet à améliorer la compétitivité des entreprises.

En clair : plus besoin de proposer d’innover dans la technologie pour obtenir un financement. Les jeunes pousses peuvent créer des modèles de développement autour d’une innovation managériale, organisationnelle ou de service. Tous les projets connotés Web 2.0 ont ainsi plus de chance d’être aidés en 2006.

Attention à la casse !
Si les acteurs du Web 2.0 se développent sur des fondamentaux plus sains que leurs aînés, il n’y aura pas de la place pour tout le monde. Le ticket d’entrée étant particulièrement bas – une plate-forme Lamp (Linux, Apache, MySQL, PHP), une communauté de développeurs freelance voire bénévoles – de plus en plus de concurrents se positionnent sur les mêmes créneaux. Attention à la casse. Selon le fameux cycle de la courbe «hype» de Gartner, le Web 2.0 surfe au sommet de la vague.
S’en suivront, les inévitables phases de désillusion et de regain d’intérêt avant d’atteindre le plateau de la maturité. En attendant, les détracteurs du Web 2.0, «concept fourre-tout en bêta perpétuel», s’en donnent à cœur joie. Le site Dead 2.0 donne onze conseils aux porteurs de projet pour ne pas sombrer. Incubateur en ligne, Neodia.fr propose, quant à lui, de créer sa start up 2.0… en six clics. Frais et impertinent. Très Web 2.0.

Quelques stars françaises

The links to these sites can be found there

– DailyMotion : Vidéos en partage, sur le modèle de YouTube.

– Feedback 2.0 : Encore en bêta. Echanges entre une entreprise et ses clients sur ses produits, ses services.

– Jamendo : Diffusion gratuite de musique en ligne ou en P2P tout en respectant les droits d’auteurs des artistes.

– JobMeeters : Site de recrutement reposant sur la cooptation.

– KopiKol : Un concept simplissime – l’échange de liens URL entre internautes – qui fait mouche aux Etats-Unis avec Digg.

– MobiType : Agrégateur de blogs sur téléphone mobile.

– MyOwnDb : Gérer en ligne votre base de données puis partager la si vous le souhaitez.

– Netvibes : Page d’accueil personnalisable par flux RSS, agrégation de contenu.

– Webwag : Même concept que Netvibes. Créé par Franck Poisson, ancien DG de Google France.

– Wikio : Moteur de recherche d’actualités fondé par Pierre Chappaz.

– Yoono :Partage d’information, de sites, de contacts au sein de communautés

Une définition du Web 2.0
Tim O’Reilly, qui a popularisé le concept, en proposait une définition exhaustive il y a un an. Résumé.

– Être un pur produit Web. Plus besoin d’être téléchargé puis installé, le service s’utilise directement en ligne.

– Tirer parti de l’intelligence collective. Les utilisateurs deviennent producteurs de contenu, voire de ressources (bande passante, espace disque). Codéveloppeurs, ils participent à l’amélioration de services en «bêta perpétuelle».

– Capitaliser sur la richesse des données. Elles doivent être uniques et non réplicables. Exemple : la notation des internautes sur DailyMotion.

– S’appuyer sur des technologies souples et interopérables (RSS, Ajax). Elles autorisent la réutilisation de modules, leur couplage, la syndication de contenu. – Se libérer du PC. Les applications peuvent être portées sur un assistant personnel, un téléphone mobile, la télévision.

– Voir grand. En se fondant sur le principe qu’il faut non seulement viser le coeur du marché, mais aussi sa périphérie.

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